
Nous considérons toujours l’intégralité du processus, les tâches, les machines utilisées, les difficultés. Nous recherchons ensuite l’outil optimal.
L’outil optimal ?
Il doit durer aussi longtemps que possible et protéger la machine, plus précisément, protéger le système porte-outils. Nous utilisons donc un carbure très résistant à l’usure et des douilles spéciales de fixation de l’outillage sur son support.
Vous considérez donc l’usure globale chez le client ?
Oui, et il n’est pas rare que le client s’en sorte beaucoup mieux, que son bilan global soit meilleur, s’il utilise un pic plus cher, parce qu’il a suffisamment de carbure, par exemple. Voyez les processus d’extraction. La plupart du temps, c’est sur le tonnage que le client fait son bénéfice. Si les temps de service de la machine sont les plus longs possibles, si les maintenances sont très espacées, parce que les outils durent, le client travaillera de façon rentable.
On assiste, par exemple, à une tendance à réduire le carbure sur les pics, parce que les matières premières ont considérablement augmenté. Cela peut se justifier. Mais si je vise une production quotidienne élevée, des pics avec plus de carbure se rentabilisent tout de suite. Répétons-le : moins d’immobilisations, moins de coûts de machine et moins de coûts de personnel. Pour connaître le rendement, il est indispensable de considérer l'ensemble des conditions en présence.
Vous considérez donc qu’il est de votre devoir de résoudre efficacement le problème du client ?
Il peut même arriver que nous procédions à la transformation complète d’un processus de fraisage en cours. Un exemple pratique : un client a abattu des roches salines. Lors du fraisage à l’eau, les sels se sont combinés à celle-ci, colmatant les porte-outils. La solution consistait à fraiser à sec mais avec des outils adaptés.
Un client a-t-il longtemps à attendre une solution à son problème ?
Nous pouvons dire que nous sommes vraiment rapides. Nous avons d’abord un catalogue de produits très complet. Nous aidons volontiers à trouver le bon outil. D’un autre côté, la souplesse et le rodage de nos structures sont tels que nous livrons sur le chantier même des outils spéciaux sous quinze jours.
Nous commençons par nous faire décrire le problème dans tous ses détails. Nous regardons, par exemple, l’allure des outils usés, l’état du porte-outils et du tambour. Il n’est pas rare que nous trouvions la solution dès cette étape. Dans les cas difficiles, nous faisons des essais avec différents types de pics. Les résultats nous permettent de mettre au point l’outil spécial : en optimisant, par exemple, le pic, sa longueur de tête et son diamètre, parfois même sa géométrie. L’expérience approfondie que nous avons joue bien sûr son rôle. Ce dialogue avec les utilisateurs de nos outils a d’ailleurs donné naissance à des outils standard très appréciés, conçus à partir d’outils spéciaux. On peut y voir une explication, parmi d’autres, de la richesse de notre catalogue de produits.
Tous les cas ne demandent quand même pas de telles solutions spéciales ?
Non, bien sûr, tout dépend de ce dont le client a vraiment besoin. Si, par exemple, le fraisage est chiffrable, un pic standard peut parfaitement faire l’affaire. Il s'agit de distinguer entre un processus d’extraction spécial et des commandes auxquelles le client répondra mieux avec un pic universel.
Vous êtes toujours accessibles à vos clients ?
Oui, par téléphone et personnellement, au besoin directement sur le chantier. Si un télédiagnostic permet de résoudre beaucoup de problèmes, il ne peut pas tous les résoudre, loin de là. Nous n’avons pas peur d’intervenir dans les régions les plus reculées, qu’il s’agisse du désert d’Atacama, au Chili, par exemple, ou de projets de pipe-line avec des trancheuses de la Péninsule arabique. Le conseil ne concerne, en outre, pas toujours les outils. Il s’agit aussi de protection anti-usure plane de machines.
Vous pouvez nous en donner un exemple ?
Vous savez ce que sont les voies ferrées. Elles se posent et s’entretiennent à l’aide d’engins de pose de voie. Ce sont de petites usines roulantes. Elles retirent le ballast, le nettoie, le mettent de côté, retirent les vieux rails et traverses, reposent le ballast, le compriment et posent les nouvelles voies. Ce travail soumet de grosses pièces de machine à une énorme usure. Pour la protection de ces pièces, nous proposons des composants spéciaux en carbure. Elles se justifient et sont rentables. La longévité du carbure est de trois à cinq fois celle d’un acier trempé courant. Les engins de pose de voie vont donc bien moins souvent en maintenance, les périodes d'immobilisation sont moins nombreuses. Je citerai également les TundStuds, qui sont soudés sur les pièces ou les parties de machine à protéger de façon à réduire l’usure.
Notre conseil a certes toujours pour objectif d’attirer l’attention du client sur les phénomènes d’usure et sur leurs conséquences financières. Et pour les problèmes de nos clients, nous avons toujours une solution – Promis !